EXPOSITION EN COURS

Réserve sans réserve N°15

du
10
Oct
2026
au
16
Jan
2027
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Réserve sans réserve n°15 Ouverture le 10/10/2026. une exposition collective avec les artistes: - Marie-Claude Bugeaud - Dominique Gauthier - Guillaume Moschini - Claude Viallat Focus: Daniel Grobet

Focus:

Daniel Grobet
1936–2017

Daniel Grobet, né en 1936 à Saint-Imier, a grandi à Neuchâtel, en Suisse. Après ses études de théologie à Paris, il travaille en tant que pasteur en Corse pendant huit ans.

Son parcours artistique est atypique : une rencontre avec une œuvre d’Alexander Calder l’incite à abandonner son métier. Autodidacte, il apprend à travailler le fer en créant ses premières œuvres mobiles. Il vit et travaille jusqu’en 1998 en Suisse, puis s’installe dans un ancien mas à Sabran, où il crée jusqu’à peu avant son décès en 2017.

Sa profonde compréhension de l’équilibre le conduit à repousser toujours plus loin les limites des possibilités dans sa recherche. Entre 1975 et 1996, il crée une collection de 40 chandeliers en édition limitée, qu’il appelle « attrape-feux », recherchant ainsi des équilibres toujours plus sophistiqués. L’utilisation d’éléments figuratifs dans ces œuvres uniques laisse très vite la place à une expression abstraite.

La vision de la sculpture et les procédés de réalisation sont quasiment identiques : la longueur des tubes, la répartition des poids, le point d’équilibre, les courbes, l’inclinaison, tout doit être pensé à l’avance et conçu dans sa globalité avant de commencer la mise en œuvre. Tous les éléments qui constituent la sculpture sont interdépendants et le moindre changement agit sur l’équilibre global : il est impossible de créer au fur et à mesure ou de laisser la place au hasard.

À l’extérieur, les grandes sculptures étonnent par leur stabilité. Sensibles pourtant au moindre souffle, elles résistent aux plus grands vents.

L’œuvre de Daniel Grobet vit à travers le dialogue avec le vent, avec le spectateur qui ne peut s’empêcher de toucher la sculpture, de jouer avec ses mouvements, de s’émerveiller de sa constante métamorphose…

Sous ses mains, le fer est amené à une autre vie, tout en transformant sa forme primitive, son opacité et sa pesanteur en légèreté et en transparence, comme une respiration, une écriture dans l’espace.

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B. QUESNIAUX, S. LAVAUX ET KEFFER

du
24
Jun
2017
au
15
Oct
2017
La peinture de Bernard Quesniaux a émergé sur la scène artistique française au milieu des années 80. Ses œuvres mêlent figure humaine, éléments figuratifs et abstraction, cohérence et incohérence, séduction et répulsion.

L’artiste fait preuve d’un humour certain par l’évocation d’un univers parfois surréaliste et l’adjonction de titres non moins inattendus. Le travail du support – papiers marouflés sur panneaux de bois puis griffés – a conféré à cette œuvre une spécificité qui, longtemps, a signé les productions de l’artiste. Progressivement, cette peinture s’est dégagée des aplats pour, dans un processus d’interrogation, devenir des excroissances par l’utilisation de mousses expansées. Le constant renouvellement de l’artiste, ainsi que le foisonnement de ses recherches plastiques, manifestent une perpétuelle remise en cause des pratiques acquises. Tout au long de ces années, le dessin reste un fil conducteur à cette œuvre où absurdité et apparente idiotie masquent une profonde pensée qui remet sans cesse en cause le vocabulaire de la peinture

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