EXPOSITION EN COURS

"D'autre part" Jean-François Lacalmontie

du
11
Jul
2026
au
19
Sep
2026
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La galerie est heureuse de présenter sa première exposition monographique consacrée au peintre, dessinateur Jean-François Lacalmontie.

Depuis la fin des années 1970, il développe une œuvre qui échappe aux classifications traditionnelles. Son travail est à la fois abstrait et conceptuel, tout en gardant une dimension très incarnée et sensuelle.

-Le dessin quotidien compulsif : Il remplit des carnets entiers de milliers de signes, de formes et d’« objets » (qu’il appelle lui-même ainsi). Ces motifs évoquent parfois des idéogrammes : ni totalement abstraits, ni vraiment figuratifs. C’est une sorte d’écriture automatique ou de méditation graphique, sans intention de représentation réaliste.

-La peinture: Il sélectionne ensuite certains de ces motifs, les projette sur toile, les trace au fusain (souvent en noir intense), et les intègre dans des fonds très travaillés. Il utilise aussi des collages, des éléments en volume(origamis, fragments de palette, etc.), et explore parfois des formats très grands ou même des interventions murales.

Son travail interroge en permanence le "statut du tableau" : qu’est-ce qu’un tableau ? Comment le peindre ? Comment le regarder ? Il n’y a pas de narration, pas de message clair, mais plutôt un jeu plastique, une exploration paradoxale et « irraisonnée » de la forme. On parle souvent de « vibration », d’élégance, de fragilité et d’une certaine froideur (comme la banquise) alliée à une présence charnelle.Il a connu une certaine visibilité dans les années 80-90 (rétrospective auxBeaux-Arts de Nantes en 1992) Après une période plus discrète, il a fait un retour remarqué ces dernières années avec des expositions au Centre d’art contemporain de la Matmut (2018), aux Tanneries, chez Baronian (Bruxelles) ou chez Dutko (Paris).

"Mu" Jérémy LIRON

du
04
May
2024
au
27
Jul
2024

Du 4 mai au 27 juillet 2024, la galerie est heureuse de présenter la deuxième exposition personnelle de Jérémy Liron. Cette exposition intitulée «Mu» présentera un corpus d’œuvres récentes 2023 -2024.

« La tombe d’Ozu ne porte pas de nom. Seulement un signe chinois ancien – mu – qui signifie le vide : rien. »

Sur ces paroles, Wim Wenders quitte le petit cimetière de Kita-Kamakura où Ryu Chishu, acteur fétiche d’Ozu, est venu se recueillir.

Le vide, rien, la négation, l’absence, les formes de l’impermanence… le terme est à peu près intraduisible en français. Pour tant on reconnait là les caractéristiques du cinéma d’Ozu aux plans rigoureusement emboités et au développé presque somnambulique. 

Dans quelques tableaux j’ai cherché à m’approcher de l’architecture des maisons japonaises traditionnelles ou des temples dont les ouvertures donnent sur des jardins. J’y ai cultivé ce suspend, cette absence d’intrigue qui font tomber dans la conscience une dimension presque métaphysique de l’espace. La contemplation ou la méditation y prennent des tournures presque hallucinées.

« Les films d’intrigues trop élaborés m’ennuient. Naturellement, un film doit avoir une structure propre, autrement ce ne serait pas un film, mais je crois pourqu’il soit bon, il faut renoncer à l’excès de drame et à l’excès d’action. »confiait Ozu. 

Wenders dans l’avion qui le mène à Tokyo sur les traces du cinéaste : « ça me faisait du bien de regarde par la fenêtre. Si seulement on pouvait filmer comme ça. Comme on ouvre les yeux quelques fois : seulement regarder, sans vouloir rien prouver. »

 

Jérémy Liron Avril 2024.

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